Ecrire, écire, écrire... bon bah quand il faut il faut. Là je suis dans la cuisine du magnifique Château de Missery, le feu me chauffe le dos et m'enfume les narines. Mes habits vont sentir le cochon grillé quand je vais arriver à Paris. Paris, ville qui m'a vu grandir et pourtant que je souhaite tellement quitter. J'avais même promis de ne jamais m'y marier, bref. Ne pas oublier que la vie est cadeau. C'est le principal.
Ecrire à propos de quoi? sur quel ton? Est-ce que je fais un essai autobiographique, polar, philosophique, je vais finir étouffée par le feu, je le sens. Même mes lunettes sont fumées maintenant. Comique?
Si je fais un roman (ouais je peux écrire un roman, ouais, ouais) les gens vont-ils comprendre mon humour? Ca c'est pô sur. Déjà qu'à l'oral c'est pas donné... avec les incompréhensions que peuvent apporter l'écrit, on est mal barrés.
Ce feu est infernal.
J'aurai du me faire couler un bain.
Oui, mais je serai pas entrain d'écrire.
Oui c'est vrai.
Et sinon vous êtes combien là-haut?
Quelques-uns...

C'est bizarre que les gens ne conservent pas bien le pain.Sinon je peux aussi écrire ce qui me passe par la tête. Bon ça risque d’intéresser moins de monde, c'est sur.